CIQ de La Treille et des hameaux avoisinants

Accueil » Archives » Notre Village

Notre Village

Publicités

La Treille, actuellement quartier du 11ème arrondissement de Marseille, est constituée de plusieurs hameaux et lieux-dits :

  • Le Village : au centre, composé d’un habitat serré autou très récemment, des lotissements voient le jour
  • Passe-Temps, et son Vallon encaissé et frais, est bordé dr de son église Saint Dominique, où les petites maisons mitoyennes se séparent par de petites ruelles, montées, chemins, traverses, et même un boulevard. Notez qu’aucune d’entre elles ne porte u nom de rue
  • La Marteleine: avec son vallat frais et humide porte le nom d’un propriétaire du coteau. C’est au fond de ce vallon que naissait la source alimentant la fontaine du village, jusque dans les années 1970. Le mauvais état des canalisations a conduit ensuite à alimenter la fontaine par l’eau de la Ville.
  • Les Douces : sûrement le quartier le plus approprié à l’agriculture était composé de terres fertiles et de vergers fruitiers ou oléicole. Ces propriétés agricoles ont disparues au profit de terres en jachère.
  • Pluvence : agricole sur le bas, et pinèdes sur les hauteurs, ce quartier devient résidentiel avec une urbanisation mitée, et très réce villas isolées. Les constructions ont été rendues impossible par le classement de la zone en « espace boisé classé ». Gour de Roubau, la Lorraine, les Lyonnaises sont des lieux dits de colline.
  •  Les Bellons : bien que situé sur la commune d’Allauch, ce quartier et hameau est sentimentalement lié à La Treille, par son histoire, ses familles, et son accès qui oblige la traversée du village de La Treille.

Les Treillois sont surnommés « les limberts » du nom provençal du lézard vert ou lézard ocellé qui vit dans ses collines et qui peut atteindre une soixantaine de centimètres. Il aime se faire dorer au soleil comme nous Treillois !

Donc contrairement aux idées reçues, et à sa configuration physique et géographique, La Treille n’est pas une commune mais un quartier du 11ème arrondissement.

François Barby, dans la revue Marseille, nous apporte ces précisions :
« Dans le vallon qui descend d’Allauch vers les Camoins, un peu au-dessus de ce village, sur le versant gauche du ruisseau, c’est une famille venue de beaucoup plus loin qui a jeté ses bases. Pierre Paul arrive de Ligurie, de Pieve di Teco plus exactement (à cette époque Pieve di Teco s’appelait La Chane). Il entre sur le territoire marseillais par la même porte que les autres puisqu’il se marie en 1475 à Aubagne avec Catherine Sicard (vraisemblablement un second mariage) et prend place sur des terres disponibles. Il arrive avec ses 2 fils Claude et Jean, ce dernier remarié en 1495 avec une fille ligure, Baptistine Straparel, originaire de Porto Maurizio, sur la côte, et veuve d’un autre ligure Jean Durbec ! Ce qui est intéressant, c’est que Jean Paul est toujours dans les textes affublé de son surnom : Jean Paul dit la Treille ! Point n’est besoin d’aller chercher plus loin l’origine de ce quartier cher à Pagnol et situé au contact immédiat de celui de la Famille Paul ».

Mais un certain Sigillum Guillelmi Durbec, dont le sceau@@@ remonte au moins à l’époque du Roi René, vers 1410-1420, était déjà propriétaire à La Treille

Depuis des temps très anciens, la Treille a attiré les marseillais qui venaient y passer l’été : la qualité de l’air, la fraîcheur des sources et des fontaines, la variété des vallons environnants avaient construit la renommée de l’endroit…avant que les lettres et le cinéma ne lui confèrent une vraie célébrité !

Marcel Pagnol (1895-1974) écrivain-académien-cinéaste y avait acheté une propriété, près des Vallons de Passe-Temps et de Roudouneau où il avait passé sa jeunesse (sa tombe se trouve dans le cimetière, à l’entrée du village). Autour de ces collines, habitées de nostalgie, Marcel Pagnol avait fixé le décor de plusieurs de ses romans (Jean de Florette ; Manon des Sources) qui furent ensuite adaptés pour le cinéma. Des « histoires d’eau » tirées du cadre de vie et du quotidien provençal qui avaient marqué ses jeunes années, dont il s’inspira aussi dans Manon des sources, Angèle et la Fille du Puisatier…

Sur la placette de l’église, trône toujours la célèbre fontaine de Manon et au pays de Pagnol, les souvenirs d’enfance du plus célèbre des Treillois pourraient être vécus, par chacun d’entre nous tant l’ambiance et l’émotion des lieux nous transportent en d’autres temps. Si le patrimoine a besoin de symboles, le pittoresque village de la Treille doit y figurer.

Quelques chiffres :

Le village de La Treille se situe à 200 mètres d’altitude.

Les sommets qui entourent ; Garlaban 712mètres, le Taoumè : 667  m, tête Rouge : 520 m

En 1720, pendant la grande peste, il n’y eu aucun mort à La Treille, les grottes des pestiférés en témoignent encore.

Aujourd’hui, la Treille et ses hameaux avoisinants comptent un millier d’habitants.

La Treille a le plus grand pourcentage de diplômés du secteur, avec 28.5% de plus de bac+3.

La Treille a le plus bas taux de chômage du 11ème arrondissement avec 2,77% (contre 18 pour la ville de Marseille).

La Treille compte le moins de bénéficiaires de la CMU, avec 0,8% de ses habitants contre 18% pour la ville !

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :